Cancer du dol de l'utérus – Nouveau vaccin

Santé Canada a récemment approuvé l'utilisation d'un nouveau vaccin important qui permettra de prévenir de nombreux cas de cancer du col de l'utérus. Connu sous le nom de Gardasil, le vaccin marque une avancée importante dans la lutte contre le cancer du col de l'utérus, qui arrive au deuxième rang, après celui du sein, parmi les cancers les plus répandus chez les Canadiennes âgées de 20 à 45 ans. Chaque année, au Canada, environ 1 400 femmes apprennent qu'elles ont un cancer du col de l'utérus et quelque 400 femmes en meurent. Le Gardasil protégera également les femmes contre le cancer de la vulve (ensemble des organes génitaux externes de la femme), qui entraîne le décès d'environ 220 Canadiennes chaque année. À l'échelle internationale, le cancer du col de l'utérus fait des ravages encore plus importants puisqu'il cause chaque année plus de 250 000 décès autour du monde.

Le col de l'utérus est l'ouverture du vagin qui mène à l'utérus. L'emplacement du col de l'utérus le rend susceptible au virus du papillome humain (VPH), virus qui cause le cancer du col de l'utérus. Il existe de nombreux sous-types du virus dont bon nombre se transmettent par contact sexuel. Les VPH transmis sexuellement peuvent entraîner un éventail de symptômes et de troubles. Certaines femmes n'auront aucun symptôme après avoir été exposées à ce virus tandis que d'autres auront des verrues génitales. Fait encore plus important, le VPH peut également provoquer des changements à la surface des cellules du col de l'utérus qui donneront lieu à la dysplasie cervicale. Chez certaines femmes, la dysplasie cervicale peut évoluer vers un cancer du col de l'utérus. Le vaccin Gardasil protégera les femmes contre les quatre sous-types du virus du papillome humain les plus fréquemment associés au cancer du col de l'utérus et de la vulve. Des recherches ont montré que ce vaccin permet de prévenir environ 70 % des cancers du col de l'utérus. Toutefois, le Gardasil ne prévient pas les cancers du col de l'utérus causés par les autres sous-types du VPH.

Le VPH est un virus très répandu auquel environ 75 % des personnes sexuellement actives seront exposées au moins une fois au cours de leur vie. Environ 10 % d'entre elles auront des verrues génitales. Les personnes infectées par le VPH peuvent transmettre le virus à leur partenaire sans pourtant avoir elles-mêmes de symptômes. La dysplasie cervicale et le cancer ne provoquent souvent pas de symptômes aux stades précoces. C'est pourquoi le dépistage au moyen d'un test Pap annuel est une composante essentielle de la prévention et du contrôle de cette maladie. Le test Pap est un examen de dépistage qui permet de déceler les cellules anormales au niveau du col de l'utérus. Si des cellules anormales sont repérées, il faudra probablement subir un autre test Pap ou des examens plus poussés chez un gynécologue. Votre professionnel de la santé vous expliquera les résultats de votre test Pap. Il est recommandé que les femmes sexuellement actives subissent un test Pap chaque année. Le test Pap est également le moment idéal pour subir un examen physique des seins ou discuter de planification familiale.

Puisque le VPH peut être transmis sexuellement, il est important de savoir qu'il existe des moyens de prévenir l'infection au VPH. L'abstinence (ne pas avoir de relations sexuelles) prévient l'infection alors que l'utilisation d'un condom réduit le risque de contracter le VPH, ainsi que d'autres infections transmises sexuellement comme le VIH/sida. Puisque la majorité des gens deviendront sexuellement actifs tôt ou tard, le vaccin devrait être administré avant que les personnes deviennent sexuellement actives. Le vaccin comprend une série de trois injections administrées sur une période de six mois.

La mise sur le marché de Gardasil représente un progrès important dans la lutte contre le cancer du col de l'utérus. En association avec les tests Pap, qui demeureront une composante essentielle du dépistage du cancer du col de l'utérus, ce nouveau vaccin offre aux femmes la possibilité de réduire de façon considérable leur risque de développer cette maladie grave. Le Gardasil devrait être disponible d'ici la fin du mois d'août 2006. Demandez à votre médecin, gynécologue ou infirmière praticienne de vous donner des renseignements sur cet important vaccin pour vous ou vos filles.

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