Maîtriser son asthme – une respiration à la fois

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Pour la majorité d’entre nous, respirer est aussi simple que d’ouvrir les yeux au réveil. Maintenant, imaginez que vous deviez passer votre vie tout entière à vous inquiéter de votre prochaine respiration et des fortes chances que vous finissiez par vous retrouver à l’hôpital, soit au service des urgences ou carrément hospitalisé.

Voilà la réalité que vit Julie Mosher, jeune femme de 25 ans chez qui on a diagnostiqué l’asthme à la naissance. « Mon asthme était tellement grave que je passais environ deux semaines à l’hôpital tous les mois de décembre, explique cette dernière. C’était une façon horrible de vivre. »

Caleb Hull, 15 ans, est d’accord. Également atteint de cette maladie chronique depuis le début de sa vie, il est venu s’installer ici dernièrement avec ses parents. Sa famille a quitté Wiarton, en Ontario, une région moins chaude et humide où il y a moins de smog. À la fin de février dernier, Caleb s’est retrouvé au Service des urgences en partie à cause de l’environnement de la région de Niagara. Pour Julie et Caleb, le fait d’avoir été adressés au Centre communautaire de traitement de l’asthme, situé à l’emplacement St. Catharines General du Système de santé de Niagara, a transformé leur vie. Une clinique semblable, soit la Clinique d’asthme infantile, à l’emplacement Greater Niagara General, à Niagara Falls, accepte aussi les recommandations.

Julie a commencé à fréquenter le Centre de traitement de l’asthme il y a trois ans, après avoir de nouveau été hospitalisée à cause de son asthme. « Avant que ma maladie devienne problématique, je ne la comprenais vraiment pas. Je ne savais pas quels étaient mes facteurs déclencheurs et je n’avais pas de plan de prise en charge de l’asthme. » Aujourd’hui, Julie n’a plus à utiliser son inhalateur après avoir monté un escalier à la course. « La Clinique d’asthme a fait une différence incroyable dans ma vie. Je me sers maintenant, tous les jours, d’un agent de maîtrise, puis, quand mes symptômes empirent, j’y mets fin grâce à un médicament de dépannage. Avant j’utilisais le médicament de dépannage plus de 200 fois par mois; actuellement, je n’y ai recours que 3 fois par mois. C’est merveilleux de pouvoir maîtriser l’asthme. Tout ce que je sais aujourd’hui aurait tellement pu m’aider au cours des années. Il y a trois ans que je ne suis pas allée au Service des urgences. »

Diane Michaud, inhalothérapeute autorisée et éducatrice certifiée en asthme, coordonne le programme. Le Centre communautaire de traitement de l’asthme a ouvert ses portes il y a environ six ans, et l’horaire de Diane est flexible, ce qui lui permet de répondre aux besoins des enfants comme à ceux des adultes. « Le premier rendez vous est habituellement le plus long. Il dure à peu près une heure et demie quand j’offre du counseling individuel à la personne asthmatique et aux membres de sa famille, explique la coordonnatrice. Je me renseigne sur ses antécédents en matière d’asthme et je lui fais subir des essais respiratoires afin de déterminer la gravité de son asthme. Je passe beaucoup de temps à expliquer la maladie, ce qui arrive pendant une crise et les facteurs déclencheurs. La plupart des gens qui viennent ici comprennent très peu la maladie et ce qu’ils peuvent faire pour la maîtriser. »

Diane collabore étroitement avec ses clients/ses patients à l’élaboration d’un plan d’action, lequel précise le type de médicament nécessaire pour maîtriser l’asthme et les méthodes à utiliser quand les symptômes commencent à se manifester. « Ce qui fonctionne le mieux pour les asthmatiques, c’est de prendre leur médicament de prévention par inhalation tous les jours, même s’ils se sentent très bien. Cette mesure permet de vraiment maîtriser l’inflammation ou l’enflure des voies respiratoires et de garder détendus les muscles qui les entourent, de manière à éviter leur constriction. » Quand certains symptômes se manifestent par suite, notamment, de rhumes, d’allergies, de fumée de tabac, de particules animales, de peintures, de parfums, de produits nettoyants, d’exercices et de changement de temps, il pourrait être nécessaire de régler la dose des médicaments pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que l’asthme soit de nouveau maîtrisé.

Les symptômes de l’asthme comprennent une toux ou un sifflement qui sont pires la nuit et tôt le matin ou durant l’exercice, un resserrement dans la poitrine et l’essoufflement. On ne connaît pas exactement les causes de l’asthme. On croit cependant que l’hérédité et l’environnement sont deux facteurs clés. Cette maladie peut parfois être mortelle, mais si la personne atteinte prend ses médicaments et comprend les facteurs déclencheurs, elle peut vraisemblablement jouir d’une vie de durée normale et d’un niveau d’activité normal.

Caleb fréquente la clinique d’asthme depuis seulement quelques mois, mais il remarque déjà une grande amélioration de sa qualité de vie. « Avant, je me promenais toujours avec un gros sac de papiers mouchoirs et des inhalateurs; c’est le plus bel été de toute ma vie. »

À l’emplacement Greater Niagara General, une infirmière autorisée, Debbie Williams, collabore avec les pédiatres qui adressent les enfants à la clinique. Comme à la clinique de St. Catharines, le programme accorde une grande importance à l’éducation. Les jeunes patients et leurs parents ont d’ailleurs offert des commentaires positifs à l’égard du programme. Dans la majorité des cas, les enfants vus dans le cadre du programme de Niagara Falls viennent d’apprendre qu’ils souffrent d’asthme.

Pour en savoir plus long sur la façon d’être adressé au Centre communautaire de traitement de l’asthme par un médecin, appelez au 905 684 2767, poste 6502. Communiquez avec la Clinique d’asthme infantile, à l’emplacement Greater Niagara General, en composant le 905 358-4937, poste 3233.

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