Un refuge pour les victimes

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Bien souvent, le premier refuge sûr des victimes d'agression sexuelle ou de violence conjugale est souvent le service des urgences d'un hôpital, où leurs blessures sont traitées et le processus de counseling est entamé. Le Centre de traitement des victimes d'agression sexuelle – Niagara, qui dessert la communauté de Niagara depuis 12 ans par l'entremise de l'emplacement St. Catharines General, a récemment changé de nom et élargi ses services.

Il portera désormais le nom de programme de traitement des victimes d'agression sexuelle et de violence conjugale – Niagara. En plus de dispenser des services aux victimes d'agression sexuelle récente dans la région, il a élargi ses services au cours des derniers mois pour offrir un programme destiné aux victimes de violence conjugale à l'Urgence de l'emplacement St. Catharines General.

« Une victime d'agression de la région peut se rendre à n'importe quel service des urgences de la péninsule et, au besoin, quelqu'un la conduira au centre de traitement et la ramènera », explique Auggie McGloin, infirmière de liaison. « À son arrivée, elle sera accueillie par un personnel infirmier autorisé spécialement formé qui lui fournira un soutien émotionnel et lui expliquera ses options de traitement. L'emplacement St. Catharines General dispose de locaux sûrs où des infirmières spécialement formées offrent un traitement médical, des soins émotionnels et recueillent les preuves médico-légales. Les choix et la confidentialité de la victime sont strictement respectés. »

On a récemment embauché huit nouvelles infirmières en disponibilité, pour un effectif infirmier total de 13, et le service sera bientôt offert 24 heures sur 24, sept jours par semaine. L'an dernier, on a traité 86 victimes d'agression sexuelle dans le cadre du programme. « Hélas, la demande de services continue d'augmenter et, pour cette raison, nous avons élargi notre programme pour venir en aide aux victimes de violence conjugale », affirme Mme McGloin.

« En 2002, les forces policières ont répondu à 3 491 appels pour cause de violence conjugale. Environ 1 200 de ces appels ont mené à une plainte criminelle et des accusations ont été portées contre 772 personnes », déclare le sergent-détective Jim Baskerville, coordonnateur des services aux victimes de violence conjugale des forces policières de la région de Niagara. « Nous savons qu'environ les trois quarts des actes de violence conjugale ne sont jamais rapportés à la police et, pour cette raison, le nouveau programme dispensé à l'hôpital fournit une solution de rechange aux victimes qui ne sont pas encore prêtes à communiquer avec les forces policières. En outre, ce programme est un complément utile aux services policiers et communautaires offerts aux victimes qui ont déjà réclamé notre aide. »

« Plusieurs fois, les victimes d'agression sexuelle et de violence conjugale, habituellement des femmes, se rendent pour des soins dans les hôpitaux de la région de Niagara et tentent de cacher le fait que leurs blessures résultent d'actes de violence », affirme Auggie. « Nous avons offert une formation aux infirmières des services d'urgence de chaque hôpital de la région de Niagara afin qu'elles donnent à ces femmes la chance de raconter leur histoire dans un milieu où elles se sentent en sécurité. Notre but est d'aider ces femmes et non de les menacer de faire intervenir la police, et ce, lorsque l'avenir leur fait peur. Lorsqu'une femme affirme qu'il s'agit bien d'un cas d'agression sexuelle ou de violence conjugale, quelqu'un peut la conduire à l'emplacement St. Catharines General et la ramener. Cet emplacement est doté d'infirmières ayant reçu une formation spéciale qui pourront lui offrir des conseils et communiquer avec d'autres agences qui pourront l'aider.

Les victimes d'agression sexuelle ou de violence conjugale qui se rendent à l'hôpital ont plusieurs options de traitement. Ces options sont les suivantes :

  • Traitement médical des blessures, médicaments préventifs pour les maladies transmissibles sexuellement et la grossesse
  • Documentation des blessures sur des schémas du corps et photos des blessures
  • Dans les cas de violence sexuelle, une trousse sert à recueillir des preuves médico-légales. On procède, notamment, au prélèvement de spécimens aux fins de tests d'empreintes génétiques et de dépistage des drogues.
  • Participation de la police
  • Rédaction d'un rapport de tiers, processus qui garantit l'anonymat de la victime même si elle a consenti à ce que le personnel du programme fournisse une description de l'agresseur à la police
  • Appel téléphonique de suivi de l'infirmière de liaison pour évaluer l'état physique et émotionnel de la victime et établir les liens appropriés
  • Counseling fourni à l'emplacement St. Catharines General ou par un organisme communautair.

Vous désirez de plus amples renseignements?

Le programme de traitement des victimes d'agression sexuelle et de violence conjugale – Niagara travaille de concert avec plusieurs services communautaires de la région. Pour obtenir plus de renseignements, appelez Mary Essar, Programme de traitement des victimes d'agression sexuelle et de violence conjugale au 905 378-4647, poste 55301.

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