Transition vers le numérique
- MARS 2006
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S'il veut poser le bon diagnostic, le médecin doit avoir accès à des examens diagnostiques précis et en temps opportun. Avec les progrès de la technologie, la gestion des radiographies, des examens tomodensitométriques ou d'IRM, d'imagerie nucléaire, des échographies, des angiogrammes et autres sur support physique est devenu un processus coûteux et de plus en plus désuet qui exige un temps considérable.
Ainsi, pour suivre les progrès accomplis au niveau de l'entreposage et de la visualisation des images radiologiques, le Système de santé de Niagara a acheté un système d'archivage et de transmission d'images (PACS). Le système PACS est un système informatisé qui reçoit et stocke les images et les données fournies par plusieurs systèmes et les met à la disposition des usagers autorisés sur des ordinateurs, quel que soit leur emplacement. Le SSN a choisi le système PACS conçu par Agfa Health Care.
« Ce système présente des avantages concrets pour les patients », déclare le Dr Amit Mehta, radiologue. « À l'heure actuelle, l'obtention d'un diagnostic peut être retardé pour plusieurs raisons, mais lorsque le système PACS aura été entièrement mis en œuvre à nos hôpitaux, le temps requis pour préparer et acheminer les rapports diminuera considérablement. Nos spécialistes et radiologues auront un accès intégral et instantané à tous les examens diagnostiques sur le système PACS à partir des sept emplacements du SSN. Cela représente une importante amélioration sur le plan des soins aux patients. »
Essentiellement, le système PACS éliminera le papier et le film radiologique générés au Service de radiologie, indique Hilary Evans-Redpath, gestionnaire du projet PACS au SSN. « L'imagerie numérique est le système de référence en radiologie en raison de sa haute qualité et de la rapidité surprenante avec laquelle les images peuvent être récupérées. »
D'ici avril, le système PACS sera entièrement opérationnel à l'emplacement St. Catharines General et tous les résultats d'examens diagnostiques seront fournis en format numérique à l'exception des mammographies. « Notre Service de mammographie continuera à utiliser les films radiographiques parce que la technologie permettant d'obtenir des images de haute qualité des tissus mammaires n'est pas encore tout à fait au point », explique Mme Evans-Redpath.
Le principal avantage du système PACS est qu'il permettra aux radiologues et aux spécialistes d'avoir un accès facile et commode aux images. À l'heure actuelle, une seule série d'images diagnostiques est imprimée par examen et localiser les images est une tâche difficile qui peut demander beaucoup de temps. Grâce au système PACS, l'accès aux résultats sera instantané – il ne sera plus nécessaire d'attendre que le film soit développé, trié, classé et livré au radiologue à des fins d'examen. « Il arrive également que les spécialistes tels que les chirurgiens orthopédiques et les spécialistes des troubles respiratoires examinent les images diagnostiques. Ils pourront maintenant le faire au moment qui leur convient, simplement en appuyant sur un bouton », explique Bonnie Sipos, directrice technique régionale des Services diagnostiques et de laboratoire.
Les postes de travail informatiques que nous installons comportent deux ou trois moniteurs. Certains services cliniques seront également dotés d'écrans plats 20 pouces. « En tout, nous installons 14 postes de visualisation à l'emplacement St. Catharines General, soit au Service d'imagerie diagnostique, à l'Unité de soins intensifs, au Service d'oncologie et à l'Urgence. Les salles d'opération et la Clinique des fractures disposeront d'écrans plats », poursuit Mme Evans-Redpath. Les utilisateurs autorisés pourront également accéder aux images à partir d'ordinateurs de bureau ordinaires d'un bout à l'autre de l'hôpital. Plus tard au cours de l'année, on entend améliorer l'accès pour les médecins en reliant certains cabinets au système, selon le besoin.
Le système PACS du SSN sera doté d'un outil unique : un système de reconnaissance de la voix. D'ici le printemps, les radiologues à l'emplacement St. Catharines General commenceront à utiliser un système de reconnaissance de la voix pour dicter leurs rapports directement à l'ordinateur, qui les reproduira à l'écran. Le radiologue pourra ensuite passer en revue et modifier le rapport, le signer et l'approuver électroniquement et l'annexer au dossier électronique du patient. Il sera également stocké dans le système PACS. « Nous sommes très satisfaits du logiciel de reconnaissance de la voix d'Agfa. Il a une précision d'environ 90 % et s'en tire assez bien avec les accents. »
Tout ce travail technologique demande du temps. En effet, il faut environ trois mois à chaque emplacement pour installer le câblage (électrique et pour le réseau informatique), les nouveaux systèmes informatiques, effectuer les rénovations nécessaires, acheter l'équipement et former le personnel et les médecins. « Nous espérons que le processus s'accélérera à mesure que nous passons d'un emplacement à l'autre, notre objectif étant d'avoir un système PACS entièrement intégré et opérationnel aux sept emplacements au début de 2007. »
L'avantage à long terme du système est qu'il nous permettra de réaliser des économies. « Nous avons calculé que le système aura fait ses frais en cinq ans », termine Bonnie Sipos. « Les coûts associés à l'achat du film et à son traitement chimique, à l'entreposage des images, à la réparation et au remplacement de l'équipement ainsi que les séjours plus longs à l'hôpital pour les patients en raison du temps que prend le diagnostic constituent des dépenses réelles qui s'élèvent à des millions de dollars chaque année, rien que dans la région de Niagara. Le fait de disposer d'un système PACS est un pas dans la bonne direction pour améliorer l'efficacité du SSN. »