La vie après la vie

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La question du don d'organes et de tissus figure plus souvent dans les journaux ces jours-ci car, en ce qui concerne le nombre de dons d'organes effectués pour prolonger la vie, l'Ontario continue d'accuser un certain retard par rapport aux autres provinces et aux pays industrialisés. Dans la région de Niagara, le nombre de patients qui attendent un don d'organe augmente. À l'heure actuelle, 46 résidents de la région attendent un rein, neuf attendent un rein et un pancréas, neuf attendent un foie et deux attendent un nouveau poumon. Les temps d'attente pour une transplantation d'organe peuvent atteindre entre sept et douze ans en Ontario!

Un besoin croissant de dialyse

Le Dr Eli Rabin, chef de la néphrologie pour le Système de santé de Niagara (SSN), affirme que bon nombre des patients qui attendent une transplantation de rein sont présentement sous dialyse. « La demande de dialyse augmente dans la région de Niagara et, bien que le SSN fournissent les services nécessaires aux patients en élargissant son programme, la dialyse est un traitement qui a d'énormes conséquences sur le mode de vie des patients. En effet, ceux-ci doivent subir un traitement de quatre heures, généralement trois fois par semaine, et souvent pendant des années. »

Pourquoi la demande de dialyse augmente-t-elle? Les maladies du rein sont un problème courant associé au vieillissement et au diabète, explique le Dr Rabin. « L'augmentation du nombre d'adultes diabétiques entraîne une hausse du nombre de patients à notre programme de dialyse. À l'heure actuelle, les programmes de dialyse de l'emplacement de la rue Ontario de St. Catharines et de l'emplacement de l'Hôpital de Welland offrent des services de dialyse à 350 malades externes. » Le SSN envisage d'ouvrir un troisième centre de dialyse à Niagara Falls dans quelques années.

« À mesure que les gens vieillissent, l'artériosclérose et l'hypertension peuvent entraîner une insuffisance rénale. La maîtrise de la pression artérielle, la prévention du diabète et la gestion adéquate de celui-ci peuvent faire une énorme différence », poursuit le Dr Rabin. « Des nouvelles données médicales suggèrent que les maladies vasculaires dues à la cholestérolémie peuvent également affecter la fonction rénale. »

Lorsqu'il y a insuffisance rénale, les reins ne peuvent pas éliminer les déchets de l'organisme, explique le Dr Rabin. Ces déchets s'accumulent et peuvent devenir très toxiques. La dialyse rétablit le contrôle métabolique des déchets liquides et des substances liquides produites par le corps – les acides organiques, les médicaments parfois et les ions tels que le potassium. Elle contrôle également l'équilibre fluidique dans l'organisme.

L'hémodialyse et la dialyse péritonéale

Il y a deux types de dialyse. L'hémodialyse est un traitement qui élimine les déchets du sang à l'aide d'un filtre spécial et normalise la chimie fluidique. Le sang circule dans une cartouche, l'équilibration a lieu et le sang revient dans le corps.

La dialyse péritonéale est un traitement, habituellement à domicile, qui consiste à infuser un liquide dans la cavité péritonéale abdominale. On l'administre généralement la nuit à l'aide d'un appareil à cycle nocturne. La cavité peut contenir de deux à trois litres et l'équilibration chimique a lieu dans la paroi de la cavité péritonéale. Le processus est répété chaque jour. Il est moins rapide et plus doux et favorise un meilleur mode de vie. « Environ 45 de nos 350 patients sont présentement sous dialyse péritonéale », précise le Dr Rabin.

Dons d'organes et de tissus

La dialyse est un traitement qui prolonge la vie, mais elle n'est qu'une mesure temporaire de lutte contre l'insuffisance rénale. Une greffe du rein offre au patient une meilleure chance d'améliorer sa qualité de vie et, au bout de compte, de survivre. Malheureusement, la liste d'attente pour une greffe du rein, ainsi que pour les autres organes comme le foie, les poumons et le cœur, est longue et peu d'organes sont disponibles aux fins de transplantation.

Pour contrer cette situation, un nouveau comité des dons d'organes et de tissus du SSN renforce le partenariat entre le SSN et le Réseau Trillium pour le don de vie de l'Ontario. Créé en 2002, le Réseau Trillium pour le don de vie est un organisme du gouvernement de l'Ontario dont la mission est d'accroître le nombre de dons d'organes et de tissus dans la province en misant sur l'éducation, le soutien et la sensibilisation. Bon nombre d'initiatives en cours visent à combler la grave pénurie de donneurs d'organes en Ontario. Ainsi, la province a récemment adopté une loi qui rend obligatoire la déclaration de tous les décès au Réseau Trillium pour le don de vie. Cette initiative vise à offrir à tous les citoyens de l'Ontario la possibilité de faire le choix qui leur convient.

Nancy Glover, coordonnatrice des dons d'organes et de tissus du Réseau Trillium pour le don de vie dans Niagara Haldimand, affirme que le SSN est déterminé à augmenter les taux de dons d'organes et de tissus dans la région de Niagara. « Ce nouveau comité veille à ce que les hôpitaux mettent en place les politiques et les procédures nécessaires au respect des souhaits de fin de vie des patients », dit-elle.

Le personnel médical qui fournit des soins aux malades en phase critique reçoit cet automne une formation en milieu hospitalier qui lui permettra de parler respectueusement du don d'organes et de tissus avec les membres des familles et de les aider à déterminer les souhaits de leur parent mourant.

« Cette conversation avec une famille récemment endeuillée n'est pas facile pour le personnel infirmier et les médecins, mais elle est importante à cause du nombre élevé de personnes qui ont besoin d'un organe qui pourrait leur sauver la vie », poursuit Mme Glover. « Nous constatons déjà des améliorations au sein du système partout en Ontario. Nous voulons que la population de la région de Niagara sache que le SSN travaille activement avec le Réseau Trillium pour le don de vie pour aider les personnes inscrites sur les listes d'attente de transplantation d'organes. »

Moins d'un pour cent des personnes décédées à l'hôpital répondent aux critères pour le don d'organes. Il est donc essentiel de mentionner la possibilité d'un don à la famille de chaque patient admissible. Les organes qui peuvent être donnés comprennent le cœur, les poumons, le foie, le pancréas, les reins et l'intestin grêle. En ce qui concerne les dons de tissus (yeux, valvules cardiaques, os, peau, tendons), plus de 75 % des personnes décédées à l'hôpital peuvent devenir des donneurs. Il importe donc de signer sa carte de donneur et de parler à sa famille.

L'histoire d'un don

Les membres de la famille Dubé de Welland ont soudainement perdu leur épouse et mère Linda, âgée de 57 ans, décédée d'une rupture d'anévrisme. Aucune intervention chirurgicale ne pouvant la sauver, elle a succombé à sa lésion et un diagnostic de mort neurologique a été posé. Sachant que Linda souhaitait devenir une donneuse, la famille a immédiatement demandé au personnel de l'emplacement de l'Hôpital de Welland de communiquer avec le Réseau Trillium pour le don de vie. Des médecins de Hamilton et de London se sont rendus dans la région de Niagara le jour-même et ont travaillé de concert avec le personnel du Réseau et de l'hôpital pour retirer les organes et tissus vitaux. Grâce à la généreuse décision de cette famille, les organes et tissus de Linda, notamment les reins, le foie, le pancréas, l'intestin grêle et les yeux, ont été donnés à six récipiendaires différents.

Son époux Denis parle de l'impact important des souhaits de sa femme. « Mes collègues de travail ont été bouleversés par l'histoire de ma famille et en plus de contribuer à sensibiliser les gens à l'importance de faire un don, cela nous a aidés à surmonter notre chagrin », déclare Denis. « Si le Réseau Trillium pour le don de vie a besoin de moi pour l'aider à transmettre le message, je suis plus que prêt. »

« Habituellement, le prélèvement d'organes et de tissus n'est pas effectué dans les hôpitaux de la région de Niagara, mais nous travaillons avec le SSN pour changer cela », affirme Mme Glover. Le comité est très enthousiaste à l'égard de ce nouveau partenariat destiné à améliorer la santé des résidents qui ont désespérément besoin d'une greffe aujourd'hui et non pas dans sept ans.

Sauvez une vie – marchez pour favoriser la sensibilisation au don d'organes

Les efforts locaux en vue de recueillir des fonds et d'accroître la sensibilisation atteindront un sommet à la fin de septembre alors que trois marches communautaires auront lieu dans la région de Niagara. La section de Niagara de la Fondation canadienne du rein invite les participants à accroître la sensibilisation au don d'organes tout en appuyant cet organisme. Trois marches de 5 km auront lieu dans la région de Niagara : à Niagara-on-the-Lake, le samedi 30 septembre à partir de l'emplacement de l'Hôpital de Niagara-on-the-Lake; à St. Catharines, le dimanche 1er octobre au 391, rue Vine; et à Welland, le dimanche 1er octobre au parc Chippawa. L'inscription a lieu à 9 h et la marche à 10 h (beau temps, mauvais temps). Pour obtenir plus de renseignements et des formulaires de contribution, communiquez avec le bureau de la Fondation canadienne du rein au 905 934-4083. Vous pouvez également vous inscrire en ligne et commencer à recueillir des fonds plus tôt! Visitez le site Web de la Fondation canadienne du rein à l'adresse www.kidney.on.ca.

Cet événement reçoit l'appui du comité des dons d'organes et de tissus du SSN.

Pour plus de renseignements sur le don d'organes et de tissus, visitez www.giftoflife.on.ca.

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