La gestion des temps d'attente
- FÉVRIER 2007
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La base de données sur les temps d'attente à l'égard des chirurgies et des examens ciblés en Ontario date maintenant de plus de un an et les statistiques pour le Système de santé de Niagara (SSN) révèlent des améliorations substantielles en ce qui a trait aux temps d'attente pour les chirurgies du cancer, les arthroplasties de la hanche ainsi que pour les examens par IRM et tomodensitométrie. Lors d'une visite dans la région en janvier, le Dr Alan Hudson, responsable de la Stratégie de réduction des temps d'attente de l'Ontario, a pris le temps de discuter des réussites et des défis propres à la stratégie, tant à l'échelle de la province que dans la région de Niagara relativement aux domaines prioritaires établis, soit la chirurgie du cancer, la cardiologie, la chirurgie de la cataracte, l'arthroplastie de la hanche et du genou et les examens diagnostiques par IRM et tomodensitométrie.
« Nous avons constaté, en Ontario, une réduction considérable des temps d'attente à l'égard des arthroplasties de la hanche et du genou et nous traitons 50 % plus de cas qu'il y a quelques années seulement, déclare le Dr Hudson. Nous avons accompli beaucoup en très peu de temps. Ce succès est attribuable, en partie, à l'aide et aux conseils que nous recevons d'autres pays. » Bien que l'Ontario ait lancé sa Stratégie de réduction des temps d'attente après d'autres pays, le Dr Hudson indique qu'aucun de ceux-ci n'a connu un aussi grand succès que l'Ontario en si peu de temps.
Grâce au financement accru accordé aux hôpitaux ces deux dernières années – 614 millions de dollars ont été versés aux hôpitaux ontariens, dont 6,3 millions au SSN -, un plus grand nombre de patients ont pu subir les examens diagnostiques et les chirurgies ciblés. Par ailleurs, dans la plupart des cas, les temps d'attente ont été écourtés. Les données hébergées sur le site Web sur la réduction des temps d'attente de l'Ontario permettent de suivre le temps qui s'écoule entre le moment où le spécialiste détermine que le patient a besoin d'une chirurgie ou d'un examen par IRM ou tomodensitométrie et le moment où l'intervention ou l'examen a effectivement lieu. Dans la région de Niagara, les patients du SSN ont attendu 190 jours pour subir une arthroplastie de la hanche par rapport à une moyenne de 278 jours dans l'ensemble de l'Ontario. En ce qui concerne cette chirurgie, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée vise une attente de 182 jours.
En tout, le SSN a réalisé 2 233 interventions chirurgicales additionnelles grâce aux fonds (328 arthroplasties de la hanche ou du genou; 1 735 chirurgies de la cataracte et 170 chirurgies du cancer); 4 763 heures de diagnostic (1 071 heures consacrées aux examens par tomodensitométrie et 3 692, aux examens par IRM) et 1 050 séances de chimiothérapie.
Non seulement la Stratégie de réduction des temps d'attente profite aux patients en améliorant leur accès aux soins et leur état de santé, mais les données créées dans le cadre de ce projet contribuent à transformer le système de soins de santé de l'intérieur. En effet, le médecin chef du SSN, le Dr Bill Shragge, affirme que notre système d'hôpitaux devient plus efficace, car la stratégie est assortie de visites d'encadrement pratique par les pairs dans les hôpitaux, ce qui permet aux professionnels de prendre connaissance de ce qui fonctionne bien dans un autre hôpital et d'améliorer leur façon de faire afin de fournir des soins conformément aux pratiques exemplaires. « Notre programme de chirurgie a eu droit à une visite d'encadrement par les pairs et l'incidence de celle-ci est déjà énorme », déclare le Dr Shragge.
La disponibilité des données est un autre changement important. En effet, avant la création de la Stratégie de réduction des temps d'attente, les données n'étaient tout simplement pas produites assez rapidement. « Du point de vue de la planification, les données que nous saisissons et celles que nous recevons d'autres hôpitaux nous permettent de lancer de nouvelles initiatives et de mieux examiner nos ressources humaines, financières, spatiales et temporelles, ajoute-t-il. Nous commençons à ressentir le souffle d'un vent nouveau dans notre culture, et les données témoignent de ce changement et le stimulent. »
La collaboration interne s'est améliorée au sein du SSN tout comme les relations régionales au sein du Réseau local d'intégration des services de santé (RLISS) de Hamilton, Niagara, Haldimand et Brant. « Cette collaboration permet de mettre en evidence la perspective régionale de notre RLISS 4 et il en a résulté, notamment, une initiative fascinante visant à mieux coordonner l'accueil et la gestion des patients qui nécessitent une arthroplastie de la hanche ou de toute autre articulation. Ce modèle fondé sur les pratiques exemplaires sera mis en œuvre dans tous les hôpitaux de notre RLISS, car nous réussissons mieux à mettre en commun nos apprentissages. »
Selon le Dr Shragge, les patients en tirent de nombreux avantages. En bout de piste, la Stratégie de réduction des temps d'attente vise à assurer la prestation de soins de qualité qui reflètent les six caractéristiques suivantes : des soins efficaces, rentables, équitables, sûrs, humains et opportuns. « C'est un programme ambitieux dont l'incidence multidimensionnelle dépasse les cinq domaines ciblés des chirurgies du cancer, de la cardiologie, des chirurgies de la cataracte, des arthroplasties de la hanche et du genou ainsi que des examens diagnostiques par IRM et tomodensitométrie, déclare le Dr Shragge. Il améliore l'accès aux soins pour un large éventail de patients et change la façon dont nous assurons ces soins. »
Pour en savoir plus long sur la Stratégie de réduction des temps d'attente, consultez le site Web suivant :
http://www.health.gov.on.ca/renouvellement/wait_timesf/wait_mnf.html.