Chef de file en soins intensifs

Dr. Malcolm QuotePour le Dr Neil Malcolm, le nouvel intensiviste de la région de Niagara, la possibilité de venir au Canada pour diriger un nouveau mode de prestation des soins intensifs/soins aux malades en phase critique n'aurait pu se présenter à un meilleur moment. « J'ai décidé de déménager dans un autre pays tard dans ma carrière parce que le nouveau mode de prestation des soins intensifs de l'Ontario fait de cette province un chef de file mondial et que je voulais y être associé », affirme le Dr Malcolm. « Les soins intensifs ou soins aux malades en phase critique ont été ma première passion en médecine et j'ai suivi une formation dans ce domaine aux États-Unis et au Canada. »

Arrivé dans la région de Niagara en septembre, en provenance d'un hôpital d'enseignement situé à Dunfermline, près d'Edinburgh, en Écosse, le Dr Malcolm est anesthésiste et en Europe, contrairement au Canada, ce sont ces spécialistes qui dirigent généralement les unités de soins intensifs. Ici, ce sont les intensivistes (spécialistes des soins aux malades en phase critique), les internistes (spécialistes de la médecine interne) et les autres spécialistes du service de médecine qui admettent habituellement les patients aux unités de soins intensifs. Les anesthésistes travaillent plutôt au service d'anesthésie ou de chirurgie, offrant des soins préopératoires, opératoires et postopératoires aux patients anesthésiés.

« Le Système de santé de Niagara (SSN) m'a engagé pour diriger l'élaboration d'un nouveau réseau de soins intensifs dans la région de Niagara et on m'a demandé, tout d'abord, de modifier les pratiques d'acheminement des médecins à l'unité de soins intensifs de l'emplacement St. Catharines General », explique le Dr Malcolm. Jusqu'à présent, divers médecins spécialistes admettaient les patients à l'unité de soins intensifs la plus occupée de la région de Niagara. Depuis juin, l'unité de soins intensifs de l'emplacement St. Catharines General est devenue une unité « fermée », ce qui signifie que seuls des intensivistes admettent les patients provenant d'un lit chirurgical, médical ou d'urgence. Ces patients gravement atteints proviennent de tous les coins de la région.

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Le Dr Neil Malcolm, intensiviste en chef, en compagnie de la chef des soins intensifs, Jennifer Hansen

Cette modification des pratiques d'admission à l'unité de soins intensifs a été bénéfique, déclare Jennifer Hansen, gestionnaire des soins aux malades en phase critique de l'emplacement St. Catharines General. « L'établissement de notre unité de soins intensifs de niveau 3 (soins intensifs spécialisés) a rationalisé et amélioré les services offerts et les soins dispensés aux patients », précise Mme Hansen. « Notre personnel infirmier apprécie vivement ce nouveau modèle de soins parce qu'un médecin affecté à l'unité se trouve sur place et peut arriver au chevet du malade en quelques secondes. Cela a amélioré notre travail d'équipe multidisciplinaire et tous nos professionnels de la santé travaillent dans un but commun : faire en sorte que nous dispensons les meilleurs soins possibles à nos patients. »

« La présence d'un médecin qui peut parler aux familles à n'importe quel moment de la journée favorise une meilleure communication. Je crois que nos patients et leurs familles se sentent plus valorisés. Tout le monde, des infirmières aux membres de la famille, semble plus calme maintenant », dit Mme Hansen.

Une équipe de soins intensifs – trois emplacements

Le Dr Mohammed Nassoh Hafez, qui s'est également joint au cours de la dernière année à l'emplacement St. Catharines General comme intensiviste, a contribué au lancement du nouveau modèle d'admission. « Maintenant que nos nouveaux intensivistes à St. Catharines sont en place et que les internistes et d'autres spécialistes admettent les patients à nos unités de soins intensifs à Welland et à Niagara Falls, nous tâchons de mieux coordonner les soins afin que les patients de la région de Niagara obtiennent les soins intensifs dont ils ont besoin au moment opportun », poursuit Mme Hansen. « Nous formons une seule équipe plutôt que trois services distincts. »

La Society of Critical Care Medicine de l'Ontario s'est donné comme mission de placer le patient dans le lit approprié au moment opportun et le SSN travaille pour y arriver, précise Mme Hansen. « Les patients les plus gravement malades de la région de Niagara devraient être traités à l'unité de soins intensifs de St. Catharines et le processus que nous avons mis en place garantit que des lits seront disponibles. La nouvelle équipe dirigée par le Dr Malcolm nous permettra de fournir, jour et nuit, des services élargis aux malades en phase critique. Je tiens, toutefois, à préciser que certains patients qui sont dans un état critique à la suite d'un traumatisme continueront d'être transférés à Hamilton pour recevoir des soins spécialisés, notamment une neurochirurgie et une chirurgie cardiaque. Nous avons de la chance de pouvoir obtenir ces services hautement spécialisés près d'ici. »

Dr. Malcolm QuoteLe Dr Malcolm consacre la moitié de son temps à la prestation de soins cliniques aux malades de l'unité de soins intensifs et le reste à l'administration du programme de soins intensifs aux emplacements du SSN. « Je suis ici depuis le début septembre et si j'y suis c'est parce que je crois que l'Ontario est le chef de file mondial du traitement en soins intensifs » déclare le Dr Malcolm. « C'est merveilleux d'être associé à un processus aussi passionnant. Le SSN a une vision extrêmement progressive des soins intensifs; nous participons à un processus qui prend de l'ampleur dans la province et dont nous contribuons à diriger la croissance. »

Le Dr Malcolm s'est donné plusieurs priorités depuis qu'il est arrivé au SSN. « Ma priorité est de mettre en œuvre l'unité de soins intensifs de niveau 3 à l'emplacement St. Catharines General. Je souhaite également élargir notre programme avec l'aide et les conseils des autres unités de soins intensifs du SSN et, enfin, je veux travailler plus étroitement avec l'Université McMaster pour élaborer des programmes de formation universitaire en soins intensifs pour les résidents. »

Sur une note plus personnelle, le Dr Malcolm a formulé un « plan de lutte quinquennal » pour faire venir sa femme et ses quatre enfants, qui sont de jeunes adultes, au Canada. Grâce à leur double citoyenneté, ils auront plus d'options pour leurs études postsecondaires et leur carrière. « Ma femme est canadienne et elle a hâte de quitter l'Écosse pour revenir dans son pays. »

Pour les professionnels de la santé engagés comme le Dr Malcolm et l'équipe des soins intensifs, savoir qu'un service amélioré améliore les résultats pour les patients est plus qu'encourageant – c'est essentiel. « Nous avons la possibilité de mieux servir les patients et de créer un réseau plus solide et efficace afin d'obtenir de meilleurs résultats pour les patients », poursuit le Dr Malcolm. « Je suis extrêmement impressionné par les progrès réalisés dans le domaine des soins intensifs en Ontario et je suis privilégié de pouvoir y contribuer. »

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