Nouveau centre de dialyse pour Welland

June 2008 Lead Story Image

Personnes présentes à l'inauguration du 30 mai, à partir de la gauche : Jane Cornelius, directrice de la néphropathie du SSN; Marilyn Leslie, vice-présidente des auxiliaires de l'Hôpital de Welland; Mike Haines, adjoint de circonscription de Peter Kormos, député de Welland; Debbie Sevenpifer, présidente-directrice générale du SSN; Betty-Lou Souter, présidente du conseil d'administration du SSN; Jim Bradley, député de St. Catharines et ministre des Transports; Craig Stirtzinger, secrétaire municipal de la Ville de Welland; Dave Augustyn, maire de Pelham; Dr Eli Rabin, chef de la néphrologie du SSN; et Rob Neill, président de la campagne It's Our Time pour Niagara Sud.

Un nouveau centre de dialyse propre et clair a ouvert ses portes lundi matin à l'emplacement de l'Hôpital de Welland. Il desservira les 100 patients de Welland et des environs qui sont atteints de maladie rénale chronique.

Le Centre de dialyse des auxiliaires de l'Hôpital de Welland a été nommé en honneur des auxiliaires qui ont fait une promesse de don de 1 million de dollars à la nouvelle unité. Le centre a exigé plusieurs années de planification et les travaux de construction ont duré un an. Le nouveau centre de 12 500 pieds carrés est pourvu de 21 postes de traitement et pourra accueillir 63 patients par jour. Il a été construit en fonction de l'avenir et des connexions additionnelles peuvent porter jusqu'à 26 le nombre de postes de traitement.

« Nos patients étaient traités à l'unité temporaire de Welland depuis la fin de 2005 et nous sommes ravis de leur fournir un espace plus grand et
confortable », déclare Debbie Sevenpifer, présidente-directrice générale du SSN. « Ce sont nos donateurs qui ont rendu possible l'ouverture de ce nouveau centre et, au nom de la communauté que nous desservons, je les remercie sincèrement. »

Le nouveau centre de dialyse est clair et dégagé; de grandes fenêtres ouvrent sur des espaces aménagés. Chaque poste de dialyse est doté d'un téléviseur à écran plat pour les patients qui sont dialysés entre quatre et six heures à chaque visite. Une nouvelle aire de débarquement et d'embarquement pratique est située devant les portes d'entrée du nouveau centre et un stationnement réservé aux patients du centre se trouve à proximité.

« L'ouverture de ce centre est particulièrement spéciale, car elle survient l'année même où nous célébrons 100 années de services hospitaliers à la population de Welland. Nous célébrons donc deux événements », a dit Mme Sevenpifer aux invités qui assistaient à l'inauguration le 30 mai.

« Bien que nous soyons ici pour célébrer l'ouverture officielle "des briques et du mortier" du centre de dialyse, celui-ci est avant tout un centre pour les gens – les patients et leur famille qui peuvent maintenant recevoir leurs traitements plus près de leur domicile et nos professionnels de la santé qui font une énorme différence dans la vie de nos patients et de leur famille jour après jour », poursuivit Mme Sevenpifer.  

L'expérience d'un patient

Vince Policella, 63 ans, est un résident de Welland aux prises avec une maladie rénale chronique. Souffrant de maux de tête chronique et d'hypertension, il s'est retrouvé à l'Hôpital de Welland il y a 17 ans. Un diagnostic de maladie rénale chronique est la dernière chose qu'il s'attendait à recevoir. « Lorsque les maux de tête se sont aggravés, mon médecin de famille m'a fait subir des tests et c'est comme cela que nous avons appris que j'avais des troubles rénaux », explique M. Policella. Habituellement, la maladie rénale ne cause aucun symptôme aux stades précoces. Seuls les tests de laboratoire permettent de déceler les problèmes.

M. Policella admet qu'il a eu un choc lorsqu'il a reçu les résultats des tests. Quelques jours plus tard, il a été orienté vers un spécialiste des reins à St. Catharines, rencontre qui a été cruciale. « Je me suis rendu à St. Catharines pour rencontrer le Dr Shimizu », explique t il. « Il m'a dit que si je faisais attention et prenais soin de moi même, entre cinq et dix ans pourraient s'écouler avant que je ne sois obligé de subir une dialyse. » C'est exactement ce qu'il a décidé de faire.

Sous la surveillance étroite du Dr Shimizu, M. Policella a suivi des règles nutritionnelles strictes pour ralentir la progression de sa maladie. « J'ai commencé à manger sainement », admet-il. « J'ai diminué la quantité de viande rouge et de sel que je consommais. »

Près de dix ans plus tard, M. Policella est allé subir son examen médical régulier. « Je me rappelle cette journée parce que c'était une semaine avant Noël », dit-il. Lors de cette consultation médicale, en 2001, M. Policella a appris que le moment était venu de commencer une dialyse à l'unité de dialyse de l'emplacement de la rue Ontario à St. Catharines (Hôpital Hôtel-Dieu à l'époque).

Se rappelant les événements qui sont survenus inopinément ce jour-là, M. Policella parle des effets déplorables que la maladie a eus sur sa famille.
« C'est une maladie héréditaire qui affecte ma famille », déclare M. Policella.
« Mon père est décédé à 43 ans parce qu'il n'y avait pas de traitement à l'époque. » Les médecins l'ayant identifié comme étant un candidat pour une greffe du rein, M. Policella a été inscrit sur la liste d'attente dans l'espoir qu'un donneur approprié soit repéré à temps.

Pendant six ans, M. Policella s'est rendu de Welland à St. Catharines pour ses traitements de dialyse. « Je passais 18 heures par semaine à l'unité de dialyse et je me rendais à St. Catharines trois fois par semaine », se rappelle-t-il. Durant ses traitements, il a refusé d'abandonner. Il se levait tous les matins, allait travailler, voyait ses amis et insistait pour mener une vie aussi normale et régulière que possible.

En octobre 2007, il a reçu l'appel téléphonique qui a changé sa vie : on avait trouvé un donneur potentiel. « J'ai été étonné parce que c'était très
inattendu », affirme-t-il. « Mais je m'étais dit que mon tour viendrait un jour. » Sans hésiter, M. Policella et sa famille se sont rendus à Toronto où il a subi sa greffe du rein en octobre 2007.

La longue opération et la période de rétablissement ont réussi. Aujourd'hui, M. Policella vit un jour à la fois. Bien qu'il ait pris sa retraite de son entreprise de construction, il est toujours occupé. « Je me sens bien et j'ai beaucoup de chance. »

M. Policella attribue sa bonne santé et son attitude positive face à la vie au soutien de sa famille, de ses amis et de son équipe soignante. « Il ne faut pas laisser la maladie accaparer sa vie; il faut être positif toute l'expérience
durant. »

Pour obtenir plus de renseignements sur le Centre de dialyse des auxiliaires de l'Hôpital de Welland et sur la maladie rénale, cliquer ici.

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