CSR – Assurer la propreté

December 2008 Lead Story Image

Les chiffres sont impressionnants – chaque année, aux emplacements du Système de santé de Niagara, on nettoie et on stérilise 4,1 millions d'instruments chirurgicaux et de dispositifs de soins au patient. Qu'il s'agisse d'une pince chirurgicale ou d'un endoscope, le personnel de la Centrale de stérilisation et de retraitement (CSR) utilise divers procédés de nettoyage et de stérilisation pour garantir que les articles qui entrent en contact avec les patients sont propres, stériles et sans danger.

« Le SSN reçoit, tous les ans, 500 000 patients à ses sept emplacements et la plupart des visites nécessitent l'utilisation d'appareils ou d'instruments médicaux dans le cadre d'interventions », explique la gestionnaire régionale de la CSR, Joanne Della Ventura. « À la CSR, nous nous occupons de tout - les appareils des services de chirurgie et d'urgence, les cliniques en consultations externes, les interventions respiratoires et toutes les spécialisations de la salle d'opération. »

Les appareils et les stérilisateurs utilisés à la CSR coûtent cher et leur entretien est aussi dispendieux. « C'est un domaine sur lequel l'hôpital ne peut pas lésiner et, au cours des cinq dernières années, le SSN a rehaussé la qualité de ses appareils », ajoute Mme Della Ventura. « Nous nous réjouissons à la perspective de nous procurer d'autres appareils automatisés au cours des années à venir afin d'accroître leur degré d'efficacité. »

Les instruments de pointe utilisés pour les chirurgies spécialisées reçoivent la même attention que le bassin de lit. Comme la plupart des dispositifs sont faits d'acier inoxydable, ils peuvent endurer des températures élevées pendant les procédés de nettoyage et de stérilisation. Prenons, par exemple, la salle d'opération. Le procédé de nettoyage des douzaines d'instruments utilisés pendant une intervention chirurgicale débute dans une salle située près des salles d'opération. Les techniciens de la CSR nettoient les instruments manuellement au moyen d'un détergent enzymatique qui favorise la décomposition des protéines. Les instruments sont ensuite empilés sur un chariot et emportés à la CSR, où on place les plateaux d'instruments dans un appareil de lavage et de désinfection. Celui ci ressemble à un lave-vaisselle et on utilise des produits enzymatiques et des détergents pour que les techniciens puissent manipuler les instruments sans danger à l'étape suivante.

Photo of CSR technician Debbie Bugye wrapping a bundle of instruments, before they go to the autoclave sterilizer.

Une technicienne de la CRS, Debbie Bugye, emballe un lot d'instruments avant de le placer dans le stérilisateur autoclave. L'appareil de lavage et de désinfection se trouve derrière Debbie, à droite.

Procédés de stérilisation

Il existe trois procédés de stérilisation. Si les dispositifs sont faits d'acier inoxydable, un technicien examine les petits plateaux d'instruments et les emballe dans du papier jetable semblable à un chiffon J. Il utilise ensuite du ruban d'emballage spécial pour fermer les lots. Ceux ci sont empilés sur un gros chariot et placés dans un stérilisateur à vapeur, qui cuit les dispositifs à une température de 273 °F. Il s'agit d'un procédé validé qui élimine tous les microorganismes viables sur les instruments. Pendant le cycle de stérilisation, on vérifie la température plusieurs fois pour s'assurer qu'elle demeure constante. Le ruban d'emballage, qui change de couleur pendant le procédé, sert d'indicateur visuel à l'utilisateur final pour confirmer que la stérilisation a eu lieu.

Comme le articles faits de plastique ne peuvent pas tolérer les températures élevées, ils sont stérilisés au moyen d'un pasteurisateur. « Pour les articles comme les tubes respiratoires ou les masques d'anesthésie, nous utilisons des pasteurisateurs, lesquels permettent de réutiliser les dispositifs sans danger », renchérit Mme Della Ventura. « Pour ce faire, les articles sont submergés dans un bain d'eau chaude à une température minimale de 160 °F pendant au moins 30 minutes. Le procédé dure habituellement trois heures. » Le troisième procédé consiste en la stérilisation à l'oxyde d'éthylène ou au gaz, laquelle est couramment utilisée pour les dispositifs sensibles à la chaleur, comme les endoscopes souples et les lentilles à fibres optiques.

Le réassemblage

Une fois que tous les procédés de nettoyage sont achevés et que les dispositifs sont prêts à être réemballés pour le prochain patient, les habiletés et les connaissances des techniciens de CSR entrent en jeu. En effet, un plateau d'instruments type comprend 30 différents instruments, dont bon nombre doivent être réassemblés après le nettoyage. Les techniciens qui réassemblent les outils chirurgicaux complexes ont l'air d'ingénieurs tandis qu'ils assemblent agilement les pièces miniatures de longs instruments chirurgicaux servant à la laparoscopie au moyen de loupes à éclairage et qu'ils vérifient deux fois la fonctionnalité pour s'assurer que les dispositifs peuvent être remis sur le chariot d'instruments.
 

Photo of CSR Supervisor Jacky Bergsma, Technician Carrie Boutilier and new hire Dulce Isorena reassembling surgical instruments

À partir de la gauche, la superviseure de la CSR, Jacky Bergsma, une technicienne, Carrie Boutilier, et une nouvelle employée, Dulce Isorena, réassemblent des instruments chirurgicaux en vue de la stérilisation.

Comme il y a tellement de types d'interventions menées à bien dans toutes sortes de cliniques hospitalières et de salles d'opération ainsi qu'au chevet des patients, les techniciens doivent posséder des connaissances encyclopédiques pour savoir ce qu'il faut sur un plateau d'instruments. La gamme des plateaux d'instruments varie d'un hôpital à l'autre, selon les services offerts et les interventions effectuées. Toutefois, il y a au moins 500 plateaux d'instruments contenant un ensemble particulier d'instruments qui sont assemblés, emballés et stérilisés avant d'être livrés aux unités de soins.

« Tous nos techniciens sont agréés et il faut environ deux années d'expérience de travail avant de maîtriser tous les aspects des fonctions de la CSR », explique Mme Della Ventura. Les techniciens doivent non seulement connaître tous les instruments, le mode d'emploi de ceux-ci et la façon de les assembler, mais ils doivent aussi connaître la marche à suivre pour stériliser chacun des instruments ou des dispositifs et savoir ce qu'ils doivent placer sur un plateau particulier et comment s'y prendre. Ajoutons le fait qu'ils doivent travailler de façon très efficace et qu'ils doivent redoubler leurs efforts quand beaucoup de bébés sont nés le même jour ou quand il faut réaliser plusieurs chirurgies d'urgence. En effet, la CSR est un service à rendement très élevé. » En plus d'être complexe sur le plan technique, le travail des techniciens est exigeant sur le plan physique. Ces derniers doivent effectivement passer la journée debout, pousser des chariots chargés et soulever des plateaux et des contenants pouvant peser jusqu'à 11 kg.

« Les membres du personnel de la CSR sont, dans bien des cas, les héros méconnus d'un hôpital, car il leur incombe de s'assurer que tous les dispositifs médicaux et les instruments chirurgicaux qui passent par le service sont en état de marche optimal et exempts de germes et de bactéries », conclut Mme Della Ventura. « Notre personnel est hors pair et, grâce à lui, les programmes et services destinés aux patients sont plus sécuritaires. »

Our Success Factors