Le laboratoire fait oeuvre de pionnier
- August 2009 LEAD STORY - Par Sarah Hopkins, stagiaire en communications
Dragica Gojmerac, technologue de laboratoire médical à l’emplacement de l’Hôpital de Welland, dépose des échantillons dans l’analyseur chimique Vitros.
À première vue, on dirait une très longue photocopieuse au laboratoire médical, mais les apparences sont trompeuses. En effet, sous le couvercle se trouve un appareil à la fine pointe de la technologie capable de contribuer au diagnostic des troubles médicaux en analysant le sang et d’autres échantillons.
Le Système de santé de Niagara est le premier système hospitalier canadien à se servir de l’analyseur chimique Vitros 5600. Cette nouvelle technologie permet au laboratoire d’accélérer le processus d’analyse, ce qui mène à des diagnostics plus rapides – facteur essentiel lorsque l’on considère que 4 millions de tests sont réalisés ici chaque année. Un autre avantage, celui-ci pour les patients qui craignent les aiguilles : l’analyseur chimique utilise des échantillons de sang plus petits.
Cet appareil médical novateur se trouve aux emplacements de St. Catharines, de Welland et de Niagara Falls et dessert ainsi l’ensemble de la région. Les trois appareils ont été acquis dans le cadre d’une mise à niveau sans frais d’appareils existants. Le Système de santé de Niagara n’a pas eu à dépenser d’autres fonds d’immobilisations pour ces acquisitions.
"La technologie médicale évolue à un rythme rapide et change la façon dont les fournisseurs de soins soignent les patients et posent leurs diagnostics", indique Albert Lee, gestionnaire du Programme de médecine de laboratoire à l’emplacement St. Catharines General. "L’analyseur Vitros 5600 accomplit maintenant le travail de deux appareils distincts et le fait avec plus de rapidité et de précision."
Les problèmes de santé d’aujourd’hui varient, allant de la menace posée par les nouvelles maladies infectieuses à l’apparition de bactéries résistantes aux antibiotiques. Qu’il s’agisse d’une analyse de sang, d’un prélèvement de gorge ou d’une biopsie, les tests réalisés par les professionnels de laboratoire produisent des renseignements vitaux au sujet de la santé d’un patient. En effet, les professionnels de la santé s’appuient sur les résultats d’analyses de laboratoire pour faire jusqu’à 85 % des décisions concernant le diagnostic et le traitement. Les résultats doivent donc être précis. Ainsi, nos laboratoires satisfont à plus de 450 normes d’assurance de la qualité strictes et font l’objet d’un processus d’agrément rigoureux tous les cinq ans.
Le nouvel analyseur chimique accomplit 90 % des tests typiques d’un laboratoire hospitalier, y compris les tests liés à la glycémie, à l’hépatite et aux médicaments. Il peut contenir plus de 100 échantillons à la fois, effectue le chargement en continu et utilise une approche axée sur l’échantillon. Ce processus élimine le besoin de séparer ou de déplacer les échantillons à la main entre appareils, augmentant par la même occasion l’efficience et la qualité des analyses.
"Les échantillons étant plus petits, le prélèvement demande moins de temps et entraîne moins d’inconfort chez les patients, surtout dans le cas des tests multiples", déclare Joanne Guzda, gestionnaire des Programmes de médecine de laboratoire aux emplacements de Welland et de Niagara Falls. "Le Vitros 5600 fonctionne deux fois plus vite que son prédécesseur, produisant des résultats plus rapidement. Les patients peuvent donc recevoir un diagnostic et un traitement plus rapidement."
Composantes de la médecine de laboratoire
Les laboratoires médicaux ont de nombreuses fonctions, dont les suivantes :
- Chimie clinique : Mesure des éléments chimiques, y compris les hormones et les médicaments/drogues, dans le sang et les liquides organiques. Test courant – taux de glycémie (sucre) dans le sang pour diagnostiquer et surveiller le diabète.
- Microbiologie clinique : Étude des bactéries, des champignons, des virus et des parasites qui envahissent le corps. Test courant – analyse des prélèvements de gorge pour détecter l’angine streptococcique.
- Cytologie diagnostique : Étude des cellules pour la détection du cancer. Test courant : test de Papanicolaou pour déceler le cancer du col de l’utérus.
- Hématologie : Étude des maladies des cellules sanguines et des mécanismes de coagulation du sang. Test courant – taux d’hémoglobine pour détecter l’anémie et examen de la moelle osseuse pour déceler la leucémie et le lymphome.
- Pathologie chirurgicale : Préparation et étude des tissus du corps pour détecter la maladie. Test courant – biopsie d’une bosse dans le sein pour confirmer la présence du d’un cancer ou éliminer cette possibilité.
- Médecine transfusionnelle : Détermination des types sanguins. Test courant – épreuve de compatibilité croisée.